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mercredi 25 février 2015

L'Instant metal de février 2015 : cocorico !

Enfin, la Bande Son est de retour ! Pour marquer le coup, pourquoi ne pas présenter les meilleurs ambassadeurs français dans le domaine du metal ? Les connaisseurs auront largement compris que je parlais du groupe de death metal Gojira, dont l'album The Way Of All Flesh laisse rarement indifférent.

Jaquette de The Way Of All Flesh
Dire que Gojira est un simple groupe de death metal relèverait presque du blasphème. Du groove ? Du prog ? On commence à chauffer. Formellement, on trouve deux grands aspects musicaux. L'un tendant vers le riffs techniques et à la précision rythmique extrêmement pointue (Oroborus, All The Tears), qui ne serait pas sans rappeler les scandinaves de Meshuggah (ils sont partout !), le côté mécanique et déshumanisé en moins. Car ce qui impressionne également chez nos frenchies, c'est le côté organique et naturel de l'album, malgré sa précision minutieuse, qui nous mène vers le deuxième atout : l'album est bourré d'ambiances (le pont de Toxic Garbage Island, Vacuity) qui n'est pas sans rappeler une idée qui revient constamment dans l'univers du groupe, à savoir, la nature. D'ailleurs, en plus d'être bien amené musicalement, l'album est fort d'un concept mille fois repris mais traité d'un façon différente : la mort. Mais quelle mort ? Celle de Gojira est vue d'un point de vue naturelle et spirituelle. De quoi balayer les clichés du death metal "classique" qui préfère soulever le côté "physique" de la chose. Pour en revenir à la forme, un point intéressant à évoquer est le chant : Joe Duplantier sait autant livrer des growls et hurlements puissants que dans une forme hybride de chant crié et de chant clair, ce dernier étant très peu présent sur l'album. Le tout est au service d'une production lourde, efficace, digne du son moderne américain. Et pour cause : les pistes de batterie ont été enregistrées à Los Angeles avec Logan Mader, producteur et ancien guitariste reconnu dans le milieu, également chargé du mixage et du mastering. Une dernière chose : on note l'apparition du chanteur Randy Blythe de Lamb Of God, venu hurler sa rage sur un Adoration For None bien groovy comme il se doit. Et si vous n'êtes pas convaincus par cet article, admirez juste le talent des ces jeunes fourbes dans ce live de Toxic Garbage Island, enregistrée aux Vieilles Charrues édition 2010.

mercredi 14 janvier 2015

L'Instant metal de novembre 2014 : entrée vers le rêve


Pourquoi pas commencer l'année 2015 avec un article victime d'un énorme temps de latence ? Plongeons donc dans le metal progressif à tendance djent de The Contortionist, avec leur album Intrinsic, disponible dans les bacs de la médiathèque.

Jaquette d'Intrinsic
Avec cette galette, The Contortionist parvient à digérer tous les styles de musique les plus intello : rock progressif, death metal technique, jazz et ambient. Pour ceux qui ont une phobie des étiquettes et des termes barbares, on relève un certain nombre de facettes chez The Contortionist. Entre les passages ambiants et mélodiques (Holomovement) et autres relents brutaux à coups de blasts beats et de riffs techniques (Causality), en passsant par les moments plus groovy et presque Meshuggesque (Sequential Vision, Solipsis), on a droit à un album varié et qui ne s'assimile pas dès la première écoute. Les changements d'ambiances et de dynamiques sont nombreux et on retrouve même quelques idées intéressantes comme quelques passages en guitare acoustique, et même du piano venant soutenir les riffs bien lourds. Comme d'habitude chez un groupe de prog, la technique est là entre les envoyées jazzy du batteur ou la précision imparable et groovy des guitaristes, switchant entre les grosses rythmiques et les leads ambiants bourrés de réverbération. La présence de claviers apporte un gros plus aux morceaux au niveau atmosphérique. Au niveau chant, Jonathan Carpenter joue entre le guttural et le chant aérien très calme comparé à d'autres groupes. Enfin, chose intéressante, Intrisic est un concept album tournant autour de l'esprit humain et de la science. De quoi coller parfaitement à un djent exigeant et bien amené.




P.S. : ça fait déjà un moment que c'est le cas, mais grosse dédicace à Morgan pour qui c'était la dernière Bande son !

samedi 29 novembre 2014

L'Instant metal : comme si Deftones faisait du metalcore...

 
...en tout cas, c'est la seule comparaison que j'ai trouvé pour qualifier Sempiternal, le dernier album en date de Bring Me The Horizon.

Bring Me The Horizon (ou BMTH pour les intimes)
Pour en parler, je suis obligé de revenir sur les précédents efforts de BMTH (tout en sachant que je ne les ai jamais écoutés en entier...).
Car BMTH, au départ, c'est du gros deathcore sur leur premier album Count Your Blessings : bourrin mais très peu original et assez lassant. De plus, l'image assez sombre qu'ils se donnent cache une bande d'adulescents qui se veulent rebelles, mais cela ne fait que leur donner l'étiquette de "groupe de teenagers". Les albums suivants les mène vers une évolution légèrement plus mélodique et plus expérimentale, mais l'esprit "teenager" est toujours là. Alors, quand j'ai écouté le premier extrait de Sempiternal, autant vous dire que je me suis demandé si on avait bien affaire au même groupe...

Jaquette de Sempiternal
En effet, le BMTH de 2013 n'a rien à voir avec celui de 2006. On a droit à un metalcore très atmosphérique et bourrés d'influences variées. Le côté bourrin reste sur certain morceaux (The House Of Wolves, Antivist), mais les riffs sont beaucoup moins techniques. Dans tous les cas, une bonne majorité des morceaux donnent dans l'ambiant et l'atmosphérique, voire l'épique (Shadow Moses, Go To Hell For Heaven's Sake). L'ajout d'un claviériste apporte énormément au groupe et lui permet d'imposer des influences venant de l'electronica (Can You Feel My Heart), l'ambient et dans une moindre mesure, la dubstep. Mais le changement le plus flagrant reste au niveau du chant. Tandis qu'Oli Sykes nous lançait des growls puissants et des cris perçants (et probablement retravaillés en studio...) sur Count Your Blessings, il nous gratifie toujours d'un chant hurlé plus orienté hardcore, mais surtout d'un chant clair, encore criard mais extrêmement puissant. On retrouvera d'ailleurs deux facettes sur cette album : une plus rentre-dedans et qui envoie des gros riffs puissants et bourrés d'atmosphères, et une autre plus calme, amenés par les guitares claires, les ambiances et les boîtes à rythme. En bref, un album très abouti et mature qui montre, sûrement le meilleur de BMTH pour longtemps.

samedi 22 novembre 2014

L'Instant metal : avis aux détracteurs


 l'Instant metal sort des sentiers battus, cette fois-ci et présente quelque chose de différent d'un simple album de metal. On reste dans le domaine, mais on change de support : faîtes du bruit pour le DVD de Metal : Voyage au cœur de la bête (Metal : A Headbanger's Journey en VO), disponible à la médiathèque.

Jaquette de Metal :Voyage au cœur de la bête
Entre autres réalisé et produit par l'anthropologiste et musicien canadien Sam Dunn, ce film vise à comprendre d'où vient le style dont je vous rabâche les oreilles et pourquoi il est autant décrié. Dunn décortique donc la culture metal sous divers aspects tels que les racines musicale, la violence, la notion de genre ou encore le satanisme.
Même en restant purement objectif, on ne peut pas nier que ce documentaire est bien fait et extrêmement pertinent. On est absorbé tout le long du film par une réflexion juste sur le metal, aidée par les nombreuses interviews menées par Dunn de personnes plus ou moins proches de la scène, qu'ils soient musiciens ou non. La conclusion du doc met d'accord tout le monde et anéantit tous les clichés et idées préconçues rattachés au style. Un petit plus : le DVD propose plus d'une heure de bonus comprenant des bouts d'interviews en plus, des séquences plus légères, et surtout un autre documentaire plus court consacré au black metal, réalisé après que des critiques ait jugé que la partie dédiée à ce sous-genre dans le premier film ne montre qu'une seule de ces facettes. Un autre plus : le doublage de la VF, bien qu'il ne remette pas non plus en question la crédibilité du doc, est assez drôle, à croire qu'un casting ait été fait pour choisir les voix qui correspondrait le plus à chaque intervenant. Plus sérieusement, on a affaire à un documentaire juste, cohérent et bien réalisé. De quoi montrer aux détracteurs du metal nourris aux clichés les plus absurdes qu'ils font fausse route.


Bonus :  un petit morceau extrait de la bande originale du film !

samedi 19 juillet 2014

L'Instant metal de juin 2014 : le temps de l'anectode

 
Avant de lire cet article, veuillez s'il vous plaît écoutez la vidéo ci-après. Merci de votre compréhension.


Le groupe qui vient de vous percez les tympans n'est autre que The Dillinger Escape Plan, groupe de mathcore (ou hardcore expérimental) que j'ai déjà évoqué à plusieurs reprises, que ce soit dans le blog ou à la Bande son. Au passage, l'extrait ci-dessus, Farewell, Mona Lisa, est extrait de l'excellent Option Paralysis sorti en 2010 (que je devrais peut-être re-chroniquer, tiens...).

Jaquette d'Option Paralysis
Mais alors, pourquoi ce morceau me direz-vous ? Alors, vous devez sûrement le savoir, et si vous ne le savez, c'est que vous me connaissez mal (M. De Groodt, si vous me lisez...), mais en plus d'être philosophe à mes heures perdues, je suis également musicien. Et s'il y a bien un point commun entre ces deux activités, c'est qu'on a tendance à se poser des questions existentielles. Ainsi, en tant que guitariste de metal, une question m'a taraudée pendant un temps : quel accordage vais-je utiliser ? Car, que ce soit pour des raisons techniques ou stylistiques, le guitariste de metal aime accorder son instrument plus bas, afin de donner à ses créations un côté plus lourd et plus casse-nuque. Le fin mot de l'histoire est que les guitares de la bande de malades que vous pouvez voir plus haut...n'ont pas été sous-accordées, même pas d'une petite note, même pas d'un demi-ton. Alors quand on voit que ce groupe arrive à envoyer, non pas du petit bois, mais des forêts entières en accordage standard, on ne peut dire que respect.

Ben Weinman : "Moi, je pèse aussi en standard, toi même tu sais !".
Depuis, le temps est passé et j'ai enfin trouvé de quoi faire niveau accordage (pour ceux qui me demandaient, Drop C et Drop G# : Periphery Style !). En attendant, il y en a qui ont du temps à perdre, comme ce monsieur dans cette vidéo :

mardi 15 juillet 2014

L'Instant metal de mai 2014 : commentaire litt...musical

Ex Machina est un one-man-band anglais formé en 2010 sur les cendres de Chrysaor, toujours aux commandes d'un unique membre : Kaneda Goda. En 2012, ce dernier met à disposition sur internet (précisément, ici) de façon gratuite et légale son premier album, Neurodancer. Mais en quoi ce premier jet est-il un excellent album de cyber metal ? Nous le verrons en relevant les traits typiques du style, puis en évoquant les impressions que nous laisse cet album.

Jaquette de Neurodancer
 Tout d'abord, Ex Machina livre ici un album typiquement cyber metal, en l'occurrence, un metal industriel froid et très axé science-fiction/cyberpunk (les cadors du style, pour votre culture personnelle). On y retrouve ainsi les ingrédients stylistiques les plus évidents : les riffs lourds à 6 ou 7 cordes, la batterie ultra mécanique, et les samples, programmation et autres joies synthétiques pour l'ambiance. De plus, étant donné que ce projet ne comporte qu'un seul membre, une bonne partie de l'instrumentation est donc produite par des machines, de quoi accentuer le côté robotique et SF de la galette. Mention spéciale aux excellents leads mélodiques de guitare qui apportent un plus non négligeable. A noter également que l'album est entièrement instrumental (oui, pour une fois, je vous épargne au niveau du chant...).

Kaneda Goda, le cerveau d'Ex Machina
Un point à soulever concernant l'album est sa simplicité. Puisant ses influences dans bon nombre de groupes de nu metal (style qui se veut plus populaire), ce premier opus est musicalement assez peu exigeant et pas très technique, ce qui n'est pas un défaut en soi et montre que les bonnes choses dans la vie sont les plus simples (j'essaie de regarder de moins en moins la télé, mais elle est fourbe...). En revanche, il est dommage que l'album soit aussi court. Cependant, cela reste une excellente galette qui mérite le coup d'oreille et qui en promet d'autres aussi géniales (pour avoir écouter l'opus suivant, Hadronize, je sais ce que je dis). On peut rapprocher cet album de la vidéo de Shintaisei, à l'atmosphère futuriste, collant parfaitement à l’œuvre.

P.S. : d'autres albums sont en téléchargement, donc profitez-en !

mercredi 7 mai 2014

L'Instant metal d'avril 2014 : Terminator metal

Connaissez-vous le cyber metal ? Non ? Allez, je ne vous laisserai pas inculte : petite chronique de Demanufacture de Fear Factory. A noter que cet album a déjà fait l'objet d'un article dans l'ancien blog de la Bande son.

Jaquette de Demanufacture
Demanufacture est THE album que out bon fan de cyber metal se doit d'avoir, étant donné qu'il pose les bases du genre : un metal indus extrême, lourd et conceptuel. D'abord, l'une des marques de fabrique (comme c'est fin...) de Fear Factory reste l'imparable duo guitare-double grosse caisse, cette dernière suivant avec précision les riffs tranchants de la première, riffs dans lesquels on perçoit les influences du thrash et de la musique électronique. La part d'ambiance est assurée par les claviers et autres samples sombres et froids. Le must de la galette reste le chant : il faut savoir que Fear Factory est l'un des premiers groupes à alterner le chant hurlé et le chant clair, le premier étant grognard et guttural, et l'autre grave et aérien. La production est là pour refroidir le tout, afin de coller au concept basé sur l'opposition homme-machine, inspiré entre autres par Terminator et Blade Runner. En bref : un album qui pose les bases du cyber metal et qui mérite son étiquette de culte.

samedi 3 mai 2014

L'Instant metal de mars 2014 : sombre et complexe (comme un café...ou pas...)

Je sais, vous devez finir par en avoir marre du djent. Mais j'ai deux arguments pour vous montrez à quel point Vildhjarta mérite qu'on y prête attention : d'abord, parce que c'est la vie et qu'on y peut rien, et aussi parce que c'est l'un des groupes du style parmi les plus aboutis artistiquement. Suivez-moi : je vous emmène faire un tour à Måsstaden !

Jaquette de Måsstaden
Avant de parler du concept autour de l'album, un petit détour vers la musique. Sombre, lourde, exigeante : tout ce qu'il faut pour un bon groupe de djent. Les plans sont tellement compliqués qu'il faudrait beaucoup de patience pour un musicien pour les maîtriser parfaitement, entre les riffs interminables (non, ce n'est pas péjoratives) et les motifs de batterie mid-tempo destructurés. L'atmosphère plombée est également de mise tout au long de l'album, grâce à l'apport de trois guitaristes. En effet, pendant que deux d'entre eux exécutent les riffs, le troisième se charge des ambiances, soit avec un son clair, soit avec des leads bourés de reverb. Mais il n'y a pas que les guitaristes qui sont en surnombre : Vildhjarta compte également deux chanteurs parmi ses rangs. L'un au regitsre guttural, typiquement death metal ; et l'autre plus criard et orienté hardcore. A noter qu'à l'exception d'un titre, il n'y a aucun chant clair dans cette galette. Mais que les détracteurs se rassurent, les vocaux ne sont pas omniprésents et laissent place à beaucoup d'instrumentaux et d'interludes, en lien avec le concept.

Vildhjarta
Et d'ailleurs, parlons-en (en sachant que je n'ai pas non plus étudié l'album en profondeur...) ! Tout d'abord, pour info, le nom Vildhjarta (en anglais, Wildheart, ou "cœur sauvage" pour Norman) vient d'une traduction suédoise du jeu de rôle sur plateau Donjons et Dragons, qui, j'imagine, est une influence artistique du groupe. Trêve de suspense : Måsstaden (ville mouette) désigne une ville fictive et apparemment perdue au milieu de nulle part, sortie tout droit de l'imagination des membres. Chaque morceau de l'album raconte une histoire, un récit de cette ville. Ainsi, on peut donc imaginer le travail titanesque derrière cette galette, dans lequel l'instrumentation, les paroles et le visuel prennent part entière à ce concept. Si vous n'êtes toujours pas convaincu, jetez une oreille à Dagger...THALL !

samedi 1 juin 2013

Kendrick Lamar, l'espoir se lève à l'West

  • Kendrick Lamar Good kid, m.a.a.d city
Une claque comme celle là, on n'en avait pas reçue depuis 2001, l'album gonflé aux hormones et à la West coast de Dr Dre entouré de ses fidèles à leur meilleur niveau. Cette fois, le garçon est seul (ou presque), il vient de Compton, quartier défavorisé de LA et bien qu'épaulé par ce vieux renard de Dre à la production, il vient faire souffler un vent de fraîcheur sur le game.

En 2011, il confirme tout le bien que le milieu du hip-hop pensait de lui en sortant son 1er album studio : Section.80. En 2012, il sort du système indépendant, Good kid, m.a.a.d city sortira chez Interscope Records. A ceux qui craignaient un virage commercial, crainte légitime avec les présences, entre autres, de Drake et Dre (Lady Gaga était même prévue en featuring sur le tubesque Bitch dont kill my vibe), Lamar répond par un concept album ambitieux : Good kid, m.a.a.d city, a short film by Kendrick Lamar. La prise de risque est d'autant plus louable que le milieu du rap est plutôt réputé pour sa frilosité, c'est dire si l'artiste et ses producteurs avaient confiance en leurs forces.

Et le résultat leur donne raison, un album de plus d'une heure, rare et long pour un album de rap, où l'intensité ne tombe pas une seconde malgré les nombreuses interludes et les grands écarts stylistiques qui sont la marque de fabrique de l'artiste. En un tour de main, Lamar passe d'un gros son West Coast à un morceau plus introspectif au style plus à l'est. Son flow technique s'adapte à tous les genres, il pousse la chansonnette, rappe comme une mitraillette, s'aventure dans les aigus ou descend sans problème dans les graves. Lamar ne s'embarasse pas, il passe partout où il veut et il a soif de découvertes sonores. Pendant cet album, il condense sa vie de rappeur de 25 ans, de la violence du quartier aux vertiges du succès en passant par la mort de ses proches, ses addictions ou encore sa spiritualité. Lamar est connecté à son époque, il en écrit les maux et en signe la bande-son comme 2001 l'avait fait en son temps.

Un disque complet et maîtrisé de bout en bout, qui confirme, si besoin était, la vitalité du rap West coast aux frontières de plus en plus mouvantes.


Swimming Pools (Drank)


Backseat Freestyle (Explicit)

Désolé pour l'image violemment rétrograde de l'arrière-train de Sherane en mouvement, mais Backseat freestyle est Le tube hip hop absolu, monstrueusement efficace, à faire passer Niggas in Paris pour Le petit bonhomme en mousse.

Chroniqué à la Bande Son !

samedi 27 avril 2013

L'instant metal d'avril 2013 : honneur aux dames

Comme tout le monde, je me suis plié au thême exigé pour cette Bande son en présentant le groupe de metal symphonique Epica.

Epica
 Non pas un groupe entièrement féminin, mais dont la majorité du chant est mené par une femme. En effet, on a droit ici à un magnifique chant mezzo-soprano posé sur les instrumentations épiques (bah ouais, obligé avec un nom pareil), grandioses, et même cinématographiques. Cela dit, que ceux qui croyaient que j'allais m'adoucir pour cette fois se trompent, car Epica n'est pas dénué d'un côté extrême, puisqu'on peut compter sur les influences venant du death metal et du black metal qu'on retrouve dans le chant guttural et criard du guitariste, les guitares à sept cordes et le jeu de batterie agressif. Au passage, on peut sentir une certaine influence du metal moderne américain dans certaines compos aux accents groovy. Il faut aussi noter qu'Epica a repris le titre Replica du mythique groupe de cyber metal Fear Factory. Enfin, il faut savoir que le groupe fut à plusieurs reprises étiqueté à tort comme du gothic metal à tendance "la belle et la bête" à cause de l'alternance entre le chant clair féminin et le chant guttural masculin.

Jaquette de The Divine Conspiracy
 Les habitués auront remarqué que je parle uniquement du groupe en général et pas d'un album en particulier. Cela est dû au fait que je ne suis pas un fervent amateur de metal symphonique et que je n'ai pas eu le courage de me lançer dans une chronique. En revanche, je vous laisse apprécier la vidéo ci-dessous, qui est une version live d'un morceau de l'album The Divine Conspiracy, qui n'est malheureusement plus à la médiathèque, mais vous pourrez trouvez votre bonheur sur Consign To Oblivion. Maintenant, place à THE...OBSESSIVE...DEVOTIOOOOON !!!

samedi 6 avril 2013

L'instant metal de mars 2013 : quand août brûle du rouge...


Attention, grosse claque (*BIM*... je vous avais prévenu...) ! Ce mois-ci, on s'intéresse à August Burns Red, un groupe de metalcore technique et mélodique qui débarque à la médiathèque et qui risque de faire mal, très mal...

August Burns Red
 Je tiens à souligner qu'au moment de commencer la lecture de l'album, je m'attendais à, certes, quelque chose de sympathique, mais pas non plus à une révolution, ayant déjà écouté quelques morceaux de l'album et étant très habitué au style metalcore mélodique. J'ai été bête, ma foi...

Jaquette de Constellations
 Car Constellations est plus que surprenant : il prend aux tripes du début à la fin, sans vous lachez. On a quand même un petit a priori au départ, étant donné que l'album est très homogène, et peut donc sembler répétitif. Bien au contraire, il prime sur l'originalité et la virtuosité des musiciens, et chaque morceau se distingue des autres. Ainsi, on se laisse porter entre les riffs techniques, rapides et mélodiques des guitaristes acccompagnés par une batterie très orientée hardcore, et les breakdowns plus lents, plus lourds et très rythmiques : chaque musicien maîtrise extrêmement bien son instrument respectif. La performance vocale est drôlement bien assurée, le chanteur sachant aussi bien aller dans les cris gutturaux que hauts perchés. On sentirait presque qu'il prend un plaisir incroyable à jouer et finalement qu'il s'amuse ! Au passage, on remarque qu'il n'y a aucun chant clair sur la galette, hormis sur Indonesia où Tommy Giles Rogers de "Between The Buried And Me" fait une petite apparition. Enfin, on remarque un aspect progressif chez le groupe, les morceaux ne suivants pas une structure classique couplet-refrain : ici, on balance riffs après riffs sans se soucier d'une réelle continuité. En bref, Constellations est une sacrée surprise, qui mérite qu'on y jette une oreille attentive, au moins pour la virtuosité des musiciens.



Au passage, je tiens à remercier mon ami Hugo, qui a crée la bannière que vous avez pu remarquer au début de l'article. Juste une précision : je ne suis pas sataniste...

samedi 12 janvier 2013

L'Instant metal de décembre 2012

Ils sont bêtes, ces Mayas, quand même... Oh pardon. Voici l'after du dernier Instant metal de l'année, consacré à un groupe pas comme les autres : The Agonist. Au passage, fait assez remarquable, c'est que le groupe est québécois, et que hormis lui et Despised Icon, peu d'entre eux ont une aussi grande notoriété.

The Agonist
Le gros atout de The Agonist est que le chanteur...est en réalité une chanteuse ! Pas besoin de soupçonner une quelconque manipulation sonore, Alissa White-Gluz sait parfaitement maîtriser autant le chant crié que le chant clair, ce dernier se rapprochant même du chant lyrique. Accompagné par d'excellents musiciens, elle et ses pairs montrent ce qu'ils savent faire sur Prisoners. Veuillez par contre excuser le peu d'informations que je livre dans cette chronique, étant donné que je n'ai pas eu réellement de temps pour écouter l'album en intégralité.

Jaquette de Prisoners
 La première fois que j'ai écouté The Agonist, j'ai cru au départ à un groupe de metalcore mélodique plutôt classique. Mais penser ceci fut une erreur, car en prêtant l'oreille à d'autres morceaux, on se rend compte que The Agonist est un groupe de metal technique, qui a de la rage à revendre. Prisoners confirme cette façon de faire. On se retrouve donc avec un album à la production méchante, un son gros et méchant. Bref, tout ce qu'il faut pour un cocktail efficace et mélodique portée par la colère qui se dégage de la voix hurlante d'Alissa, et la complainte de sa voix lyrique. Aussi, je conclurai en précisant que The Agonist se démarque énormément de la vague de groupes de metal extrême et moderne à chanteuse comme In This Moment, Walls Of Jericho, ou encore Kittie, composé uniquement de membres féminins. Ainsi, The Agonist dépasse largement ces groupes en terme d'originalité.

mercredi 9 janvier 2013

L'Instant metal de novembre 2012

*arrive en courant* AH, J'SUIS ENCORE EN RETARD ! Allez, on le rattrape avec l'Instant metal de novembre 2012, qui, comme le précédent, n'était pas directement consacré au style en question...
En effet, l'artiste en question est bien metalleux, mais pas dans l'album chroniqué ici. Trève de suspense, il s'agit du malade mental/génie qu'est Mike Patton.

Mike Patton
 Artiste extrêmement polyvalent, il a pris part à de nombreux projets, à savoir Faith No More (funk metal à tendance expérimentale), Fantômas (oui, comme le personnage du même nom. Avant-garde metal), Mr. Bungle (avant-garde metal), Tomahawk (rock expérimental) ou encore Peeping Tom (pop). Il a également collaboré avec The Dillinger Escape Plan (mathcore) le temps d'un album et les légendes brésiliennes Sepultura pour quelques morceaux, dont l'énorme Lookaway avec Jonathan Davis de Korn et DJ Lethal de Limp Bizkit. Remarquez que j'ai pris le soin de préciser le genre de quasiment chaque groupe, et que, hormis certains, ils ont tous un rapport à l'avant-gardisme et l'expérimentation. C'est ce qui va nous intéresser pour l'album qui fait l'objet de cette chronique.

Jaquette de Adult Themes For Voice
 Intitulé Adult Themes For Voice, l'album a une sacrée histoire : le sieur Patton, lors d'une tournée avec Faith No More en 1996, décide d'enregistrer sa voix avec un enregistreur (sans blague) multi-piste. Ainsi, il donne naissance à cette gallette. Mais attention, elle n'est pas à mettre dans les mains d'auditeurs non avertis, car c'est un album vocal, certes, mais avant-gardiste. Ici, il ne s'agit pas d'a cappella et autre beatbox, mais de bruitisme, car Mike Patton s'est amusé à pousser bruits, grognements et autres cris, tous plus intriguants les uns que les autres. On se retrouve donc avec une oeuvre expérimentale, qui n'est cependant pas dénuée de sens artistique, et montre que n'importe qui peut créer n'importe quoi à partir du moment où il y a une démarche dans sa façon de faire. De quoi donner de l'inspiration aux artistes en panne et/ou sans talent...

P.S. : on peut lire sur le livret que l'une des chambres dans lesquelles l'album fut enregisté est lyonnaise !

samedi 10 novembre 2012

C'est partie pour le club de jeu vidéo!


Et oui ça fait depuis le mois de septembre que Medgames a commencé, mais que le temps passe vite !
Bon je vais devoir faire un rattrapage de la précédente édition, du coup c'est du 2 en 1 que vous allez avoir.

Je débute par moi. Et oui ce n'est pas très galant, mais honneur aux dames et comme j'en suis une ça tombe bien. Donc : LIMBO des studios Playdead. Petit jeu indie sortie en 2010 sur le Xbox Live Arcade ou le XBLA pour les intimes, est particulièrement beau. Une ambiance sombre, exclusivement en noir et blanc. Ce jeu se distingue en 2010 et fait beaucoup parlé de lui, car il tranche avec les productions sorties à cette date, tel un énième Call of Duty. LIMBO, c'est aussi la simplicité : on avance, on recule, on saute, on tire et on pousse, c'est grosso modo ce que l'on peut faire et ces commandes n'évolueront pas au fil du temps, donc exit les points d'expériences, de force et autres.
En fait LIMBO est surtout une expérience de jeu : nous sommes plongés dans un conte macabre, les décors immenses nous donnent l'impression d'y être perdu au milieu et le personnage que l'on incarne être plus fragile et désemparé.
Le jeu se finit en à peu près 2 heures et pour une modique somme  (environ 10 euros), vous pouvez toujours l'avoir sur le XBLA. Pour ceux qui seraient des adeptes de Sony, un pack de 3 jeux phares sur XBLA est sortie comprenant en plus Xplosion man et Trials.
Le studio planche sur un nouveau projet dont le titre provisoire est Project 2. Cette fois-ci, le jeu serait en couleur et en 3D, mais le personnage principal resterait un jeune garçon. Enfin et c'est presque anecdotique, Limbo est à la médiathèque accompagné de Xplosion man et Trials.

Un teaser pour vous donner envie...


Ainsi qu'un test du jeu.
Test LIMBO Xbox 360



Passons maintenant à Battlefield 1942, présenté par notre Julien (notre chroniqueur métal de la bande son) Un classique du genre sur PC. Le jeu de tir par excellence, on peut incarner soit les Alliés soit les forces de l'Axe et rejouer les batailles les plus marquantes de la seconde guerre mondiale à partir de 1942. Quand il est sortie en septembre 2002, le jeu offrait une grande polyvalence, si au départ on devait choisir entre les 5 classes possibles (éclaireur, assaut, antichar, médecin et sapeur), il était tout à fait possible également de commencer éclaireur et de finir sapeur à la fin de la partie. Le jeu suit également un certain réalisme, bien souvent il fallait plusieurs balles pour tuer un ennemi. Une autre particularité, la gamme étendue du matériel utilisable: aussi bien des traditionnels chars que des bateaux ou avions. Même si le jeu apparaît comme ringard quand on le met en face d'un Call of Duty, il en reste pas moins un beau classique et avec la possibilité de faire de belles parties entre amis, sur PC.
Je vous laisse découvrir tout ça …


Enfin Laurent (notre animateur multimédia), nous a présenté Tales of Symphonia sur Gamecube. Un magnifique RPG intelligent et construit édité par Namco. L'univers des Tales of est pour la première fois en 3D avec cette version. Le passage est réussi, puisqu'on retrouve l'univers du jeu et les graphismes restent très enjoués et chatoyants, la gamecube est capable de retranscrire un nombre de polygones intéressants. Un jeu immersif à redécouvrir!

Voici le trailer de présentation


Vous avez aimé: sachez qu'à la médiathèque bien au chaud dans notre armoire, nous avons Tales of Symphonia version wii, l'un des plus beau RPG sur wii.



Passons maintenant à la séance du 26 octobre:

Adryen nous a présenté WRC 2, jeu de rallye qui propose de rejouer toutes le courses de rallye de 2011. Dans la même veine que Forza Motosport our Dirt, WRC 2 jouit d'un mode carrière intéressant.

Pour vous donner une idée:



Sachez que si vous aimez les jeux de courses et de rallye, vous pouvez jouer à la médiathèque à Dirt 3 sur XBOX 360 et Need for speed sur wii. Voici pêle-mêle quelques images:

D'abord Dirt 3 (ça claque ce teaser!)

et Need for speed:



Alexandre (notre geek préféré de la médiathèque!), nous a présenté Final Fantasy Cristal Chronicle sur gameboy advance et gamecube. Un titre qui se détache de la franchise standard, dans la mesure où les combats sont en temps réel. Ce mode de combat orienté action apporte une certaine fraîcheur et un dynamisme au jeu. Le tout reste fluide et exit les cinématiques longues et répétitives. Cependant, l'univers que l'on aime de Final Fantasy reste le même, un excellent rpg à la japonaise. Le seul hic réside dans la possession de gameboy advance en plus de la traditionnelle gamecube (ou wii) pour profiter pleinement du jeu! Dommage! Pour les curieux, voici l'introduction du jeu.



Enfin, comme j'aime à l'écrire last but not least, Okami sur wii. Ōkami (littéralement « grande déesse », ou « loup ») est un jeu vidéo d'action-aventure développé par Clover Studio et édité par Capcom en 2006 sur PlayStation 2. L'adaptation sur la console Wii est sortie le 12 juin 2008. Magnifique jeu fait en cell-shading. Pour la petite explication le cell-shading est une technique qui a pour but de donner un effet cartoon en utilisant une palette de couleurs restreintes et en marquant les contours. Également pour accentuer les effets, les personnages sont caricaturés. L'idée dans ce jeu est de proposer un rendu proche de l'estampe japonaise.

En effet Okami est avant tout un jeu en hommage à la culture et la mythologie traditionnelle du Japon. Son gameplay est aussi exceptionnel, on peut grâce à la plume et l'encre reproduire le mouvement et la fluidité d'une calligraphie. On est touché par la nature, par la beauté presque émotionnelle qui se dégage de ce jeu.

On apprend également beaucoup sur le mode de penser et la relation que les japonais ont à la nature. Il la respecte comme un élément fondamental. La nature est ici omniprésente. La notion du temps qui passe est représentée à travers l'alternance entre le jour et la nuit. Cependant le temps, en tant que notion historique est complètement absente. Cela n'est pas surprenant compte tenu du rapport à la nature, seul le temps de la nature compte et le temps des hommes y est sans importance.

En terme de gameplay, le passage du jeu PS2 à la WII est remarquable : le capteur WII s'intègre parfaitement et rend fluide le jeu. Nous pouvons utiliser la manette comme un pinceau et celui-ci s'intègre bien au gameplay. La jouabilité est bonne, mais parfois le capteur peine, plusieurs fois il a fallu que je me reprenne au pinceau pour y arriver. Petit bémol qui n’entache absolument pas l'expérience de jeu.

Bon assez bavasser, venez à la médiathèque l'essayer et en attendant une vidéo: