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mercredi 14 janvier 2015

L'Instant metal de novembre 2014 : entrée vers le rêve


Pourquoi pas commencer l'année 2015 avec un article victime d'un énorme temps de latence ? Plongeons donc dans le metal progressif à tendance djent de The Contortionist, avec leur album Intrinsic, disponible dans les bacs de la médiathèque.

Jaquette d'Intrinsic
Avec cette galette, The Contortionist parvient à digérer tous les styles de musique les plus intello : rock progressif, death metal technique, jazz et ambient. Pour ceux qui ont une phobie des étiquettes et des termes barbares, on relève un certain nombre de facettes chez The Contortionist. Entre les passages ambiants et mélodiques (Holomovement) et autres relents brutaux à coups de blasts beats et de riffs techniques (Causality), en passsant par les moments plus groovy et presque Meshuggesque (Sequential Vision, Solipsis), on a droit à un album varié et qui ne s'assimile pas dès la première écoute. Les changements d'ambiances et de dynamiques sont nombreux et on retrouve même quelques idées intéressantes comme quelques passages en guitare acoustique, et même du piano venant soutenir les riffs bien lourds. Comme d'habitude chez un groupe de prog, la technique est là entre les envoyées jazzy du batteur ou la précision imparable et groovy des guitaristes, switchant entre les grosses rythmiques et les leads ambiants bourrés de réverbération. La présence de claviers apporte un gros plus aux morceaux au niveau atmosphérique. Au niveau chant, Jonathan Carpenter joue entre le guttural et le chant aérien très calme comparé à d'autres groupes. Enfin, chose intéressante, Intrisic est un concept album tournant autour de l'esprit humain et de la science. De quoi coller parfaitement à un djent exigeant et bien amené.




P.S. : ça fait déjà un moment que c'est le cas, mais grosse dédicace à Morgan pour qui c'était la dernière Bande son !

mercredi 6 février 2013

Devin Townsend...enfin, j'ai comme un doute...

Le nom de Devin Townsend devrait vous être familier puisque j'ai pu vu en parler à travers un de ses projets maintenant défunt Strapping Young Lad (dont les albums Heavy As A Really Heavy Thing et City sont disponibles à la médiathèque), où le guitariste-chanteur se laissait aller dans la rage et la destruction dans un metal extrême industriel plongé dans un mur de son infernal. Depuis, le canadien se concentre sur The devin Townsend Project, un projet se basant au départ sur quatre albums (maintenant plus) : Ki, Addicted, Deconstruction, et Ghost. Cette chronique porte sur le dernier des quatre, et là, c'est la surprise totale.

Jaquette de Ghost
On connaissait chez la musique de Devin Townsend, en plus de son côté chaotique, un côté un peu plus mélodique, par exemple sur l'album Accelerated Evolution, du metal indus, certes, mais qui faisait quand même la part belle aux voix claires, sans perdre d’agressivité pour autant. Avec Ghost, on découvre une facette de Devin Townsend qu'on ne connaissait pas avant. On a ici un album ambiant, presque new age, et quasiment exclusivement acoustique, sauf les claviers et autres instruments qui se charge de l'ambiance. On se retrouve avec un certain côté minimaliste dans les structures et les progressions d'accords, avec des voix et des atmosphères aériennes et planantes. On peut quand même éventuellement cerner la production "mur du son" typique de Townsend à travers les gros effets de reverb, mais elle sert surtout à amplifier les atmosphères. Loin du chaos industriel qu'on connaissait, Ghost est donc comparable à un voyage dans une nature sauvage et luxuriante, comme en témoigne au passage la jaquette et le livret.

samedi 2 février 2013

Metal prog et géométrie

Encore du djent, avec cette fois-ci le groupe de metal progressif anglais Tesseract, qui ne joue pas totalement dans le même terrain que Meshuggah ou Periphery. Explications avec cette chronique de leur premier album One.

Jaquette de One
Tesseract possède quand même de grosses similitudes avec les groupes cités plus haut : riffs saccadés, structures complexes, accordages bas. En revanche, on remarque un côté bien plus mélodique et surtout bien plus ambiant chez les anglais, avec des titres qui font la part belle aux voix claires de Daniel Tompkins qui, encore une fois, joue énormément la carte de l’ambiant. Également, on retrouve une approche moins mathématique, et plus basée sur les longues structures, comme avec l'incroyable pièce qu'est Concealing Fate divisée en six parties sur six pistes de la galette, donc. Le groupe n'est quand même pas dénué d’agressivité, car le chanteur sait également pousser des hurlements très hardcore, qui ne sont pas sans rappeler l'énorme Jens Kidman de Meshuggah, et les autres musiciens nous offre de sacrées polyrythmies. One est donc un album assez difficile à cerner, mais qui vaut vraiment le coup pour son côté ambiant et progressif.

jeudi 31 janvier 2013

Textures : aucun rapport avec Minecraft...

Je vous ai déjà énormément parlé du djent, ce "genre" de metal progressif inspiré par Meshuggah, se basant sur les polyrythmies et la déstructuration. Ainsi, Textures est un groupe qui a énormément inspiré ce style, et je vais vous le montrer avec cette chronique de Drawing Circles, sorti en 2006.

Jaquette de Drawing Circles
 Un album où la patte progressive est omniprésente en tous points : structures, riffs, chant, textes, production, et j'en passe. Les riffs sont tellement déstructurés qu'on a du mal à suivre ce son étouffé et très bien fichu. Le chant est énorme avec une sacrée technique en voix hurlée et une grande virtuosité en voix claire. Le batteur montre tout ce qu'il sait faire au niveau des polyrythmies, à tel point qu'on ne sait plus vraiment sur quel pied danser par moments. Enfin, le gros plus de Textures est la présence d'un claviériste qui ajoute un côté ambient qui permet au groupe d'exposer deux morceaux qui se démarquent de la galette : Illumination et Upwards, qui permettent au chanteur Eric Kalsbeek de montrer ce qu'il sait faire au niveau du chant clair. Un sacré voyage, donc, qui mérite d'être vécu pour se dire que le metal peut être extrêmement intelligent, en tous cas bien plus qu'il ne l'est déjà.