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samedi 22 novembre 2014

L'Instant metal : avis aux détracteurs


 l'Instant metal sort des sentiers battus, cette fois-ci et présente quelque chose de différent d'un simple album de metal. On reste dans le domaine, mais on change de support : faîtes du bruit pour le DVD de Metal : Voyage au cœur de la bête (Metal : A Headbanger's Journey en VO), disponible à la médiathèque.

Jaquette de Metal :Voyage au cœur de la bête
Entre autres réalisé et produit par l'anthropologiste et musicien canadien Sam Dunn, ce film vise à comprendre d'où vient le style dont je vous rabâche les oreilles et pourquoi il est autant décrié. Dunn décortique donc la culture metal sous divers aspects tels que les racines musicale, la violence, la notion de genre ou encore le satanisme.
Même en restant purement objectif, on ne peut pas nier que ce documentaire est bien fait et extrêmement pertinent. On est absorbé tout le long du film par une réflexion juste sur le metal, aidée par les nombreuses interviews menées par Dunn de personnes plus ou moins proches de la scène, qu'ils soient musiciens ou non. La conclusion du doc met d'accord tout le monde et anéantit tous les clichés et idées préconçues rattachés au style. Un petit plus : le DVD propose plus d'une heure de bonus comprenant des bouts d'interviews en plus, des séquences plus légères, et surtout un autre documentaire plus court consacré au black metal, réalisé après que des critiques ait jugé que la partie dédiée à ce sous-genre dans le premier film ne montre qu'une seule de ces facettes. Un autre plus : le doublage de la VF, bien qu'il ne remette pas non plus en question la crédibilité du doc, est assez drôle, à croire qu'un casting ait été fait pour choisir les voix qui correspondrait le plus à chaque intervenant. Plus sérieusement, on a affaire à un documentaire juste, cohérent et bien réalisé. De quoi montrer aux détracteurs du metal nourris aux clichés les plus absurdes qu'ils font fausse route.


Bonus :  un petit morceau extrait de la bande originale du film !

samedi 22 mars 2014

Sugar Man : des fois, la vie, c'est beau

La très émouvante (et véridique) histoire de Sixto Rodriguez, talentueux songwriter américain tombé dans l'oubli sans savoir qu'il était au même moment une vedette et un modèle pour tout un peuple à l'autre bout du monde.

Sugar man est le récit d'une enquête magnifiquement mise en image et montée par le réalisateur suédois Malik Bendjelloul. Cette enquête, c'est celle d'une poignée de fans à la poursuite d'un musicien mystérieux et inconnu, vraisemblablement mort, alors qu'il est une véritable star en Afrique du Sud. Sixto Rodriguez, chanteur folk des années 70, a sorti deux albums splendides dans ces années qui n'ont malheureusement pas rencontré le succès. C'est du moins ce que croit savoir le chanteur qui découvre, un quart de siècle plus tard, que ses chansons sont des hymnes en Afrique du Sud. L'homme rencontre alors, avec une simplicité bouleversante, le succès qu'il avait tant mérité.

L'histoire est déjà belle en elle-même. Elle prend des dimensions de parabole avec les acteurs en jeu : une industrie musicale tour à tour naïve mais passionnée ou carrément véreuse ; un pays où règne l'Apartheid qui découvre la subversion par l'intermédiaire d'un ouvrier de Détroit et enfin et surtout l'incroyable personnage qu'est Rodriguez, d'une humanité superbe, entier, émouvant, infiniment sage et grand. Le documentaire se regarde comme un film à suspense, ce qu'il doit beaucoup à la science du montage de Bendjelloul, véritable conteur dans cet exercice. L'académie des Oscars ne s'y est pas trompée en lui décernant le prix du meilleur documentaire de 2012. Ajouter à cela bien sûr une bande-son magnifique (on n'en revient pas à l'écouter que Rodriguez soit passé à côté d'une grande carrière) composée d'extraits des 2 albums du chanteur et on obtient le meilleur documentaire musical vue depuis des lustres.

Un film qui fait aimer la folk, la musique et la vie.!



lundi 17 mars 2014

Top of the lake: une mini-série envoutante et déroutante

Diffusée sur Arte au mois de novembre avec succès, la mini-série Top of the lake de la réalisatrice Jane Campion nous entraine au milieu d'une nature à couper le souffle et dans une histoire destabilisante.
Tui, jeune fille de 12 ans enceinte, disparaît. Chargée de l'enquête Robin Griffin se retrouve très vite confrontée à Matt Mitcham père de Tui et baron de la drogue de la région. L'enquête prend une tournure de plus en plus personnelle pour l'enquêtrice et va jusqu'à l'ebranler profondément.
Sur fond d'enquête policière, Jane Campion dépeint une atmosphère ou le mystique et l'étrangeté cotoie une nature à la fois envoutante et mystérieuse. Les acteurs sont à l'instar de la nature, décalés, étanges et surprenants, mention spéciale à Holy Hunter, parfaite en gourou mystique, Peter Mullan en père à la fois brutal et sentimental et Elisabeth Moss fragile et à fleur de peau.
Une belle réussite sur seulement 7 épisodes.
 Maintenant disponible à la médiathèque

mercredi 12 mars 2014

Hatufim: la série qui a inspiré Homeland

Vous connaissez peut-être la série Homeland. Non ? Petit résumé pour les plus préssés. Nicholas Brody est libéré au terme de 8 ans de détention par Al-Quaïda. De retour aux Etats-Unis, il est accueilli en héros. Seule Carrie Mathison, agent de la CIA et accéssoirement bipolaire, est persuadée que Nicholas est un agent double à la solde d'Al-Quaïda. Si Homeland s'attache à entrainer le spectateur vers la duplicité supposée d'un agent retourné dans la mère patrie, Hatufim s'attache au retour et à l'intégration de soldats, torturés et coupés du monde pendant 17 ans.
 Dès le premier épisode le cadre est posé. 3 jeunes soldats sont miraculeusement libérés après 17 ans de captivité. Deux d'entre eux seulement rentrent au pays. Erigé en héros via un mobilisation nationale forte et l'engagement des familles, leur retour fait l'objet de toutes les attentions. Seulement, 17 ans c'est long. Qu'adviennent les familles? Ont-elles refait leur vie? Qui sont ces deux soldats qui rentrent et qui sont indubitablement marqués par des années d'enfermement et de torture? Comment se réadapter à la vie?
Cette première saison ne s'attache pas uniquement à un duo comme on peut le constater bien vite dans Homeland, mais fait la part belle à 3 soldats et leur famille. De plus, elle pose une question brulante en Israël, celle du retour de soldats partis bien jeunes (à 18 ans pour certains) après des années de captivités.

La première saison de cette série a été diffusée en Israël en 2010. Suite au succès, une deuxième saison est sortie en 2012. Arte a diffusé la première saison en 2013.

Elle est maintenant à la médiathèque et nous vous la recommandons chaudement!

Pour vous donner l'eau à la bouche un petit extrait le retour des deux soldats (épisode 1)
http://dai.ly/xznslx

samedi 22 février 2014

Le monde de Charlie, un bon film pour ados

  • Le monde de Charlie, réalisé par Stephen Chbosky
 Deuxième film de l'américain après the fourth corners of nowhere. Inspiré de son propre roman réédité pour l'occasion. Nous suivons, dans ce film, Charlie, un garçon de 15 ans timide et introverti, qui va rentrer au lycée, suite au suicide de son meilleur ami. Au départ perçu comme étrange et à part, il a des difficultés à se faire accepter. Seul, son professeur de lettres, perçoit sa sensibilité et l'encourage à écrire. Il rencontre, un jour, la belle et fougueuse Sam et son extravagant demi-frère Patrick, en dernière année. Très vite, ils deviennent inséparables. Le charme de Sam et la singularité de Patrick, vont permettre à Charlie de penser ses blessures, bien plus profondes qu'on ne peut l'imaginer.
Loin des clichés habituels sur les ados et les bancs des lycées, on apprécie ce portrait tout en finesse et sensibilité d'un jeune garçon qui tente de trouver sa place, de dépasser ses blessures et ses faiblesses. Les personnages secondaires sont également remarquables, on apprécie Sam et sa sensibilité à fleur de peau et Patrick, un gay qui s'accepte sans être pour autant efféminé à outrance.

En prime, le livre et le film est à la médiathèque. Quoi de mieux!

Pour la bande annonce, c'est par ici:

mercredi 4 septembre 2013

Happiness Therapy

Synopsis : Pat Solatano sort d'un séjour en hôpital psychiatrique. Il a tout perdu, sa maison, son emploi de professeur au lycée et sa femme qui l'a trompé avec son collègue. Diagnostiqué bipolaire, il retourne chez ses parents avec le but affirmé de se remettre à flot et de récupérer sa femme, armé d'un optimisme à toute épreuve. Il croise alors Tiffany, jeune femme traumatisée par le décès de son mari. Elle lui propose son aide pour récupérer sa femme en échange de ses services comme cavalier à un concours de danse.

Avec un tel pitch, le film n'a pas l'air particulièrement drôle et pourtant, il l'est du début à la fin, pas tant par l'histoire, mais par ses personnages. D'abord le père de Pat (Robert de Niro), vieux bourru plein de tocs qui passe son temps à parier sur des matchs de base-ball et convaincu que si son fils reste assis sur un fauteuil précis pendant tout le match, il ne peut pas perdre. Puis Pat lui-même (Bradley Cooper), incroyablement franc et souvent méchant, ou encore son ami de l'hôpital psychiatrique (Chris Tucker) qui passe son temps à s'évader pour mieux se faire piquer quelques heures plus tard.
Les dialogues sont savoureux et l’interprétation irréprochable, dont Jennifer Lawrence qui a remporté l'Oscar de la meilleure actrice pour ce rôle. Le réalisateur David O. Russell s'éloigne de son précédent succès Fighter pour mieux renouer avec l'humour burlesque de J'adore Huckabees.
On obtient au final un « feel good movie » drôle et bien écrit. Assez rare.

samedi 24 août 2013

Arrested development

Hourra ! Arrested development revient pour une quatrième saison, dix ans après son brutal et on ne peut plus injuste arrêt, grâce à la bonne fée Netflix (site américain de streaming légal).

En même temps, pour s'en réjouir, encore faut-il avoir réussi à découvrir ce joyaux de comédie américaine, aussi hilarant qu'intelligent, tourné entre 2003 et 2006 et inédit en France. Car oui, si je vous parle de « The final Countdown » ou de mini shorts en jean et que ça ne vous fait même pas sourciller, vous devez d'urgence découvrir Michael Bluth et sa famille dégénérée.

Sur un format de 20 minutes, les 22 épisodes que comptent la première saison vous présentent l'histoire d' « une riche famille qui a tout perdu et d'un fils qui n'avait pas d'autre choix que de tous les réunir ». Voici le pitch qui démarre chaque épisode, inlassablement répété par la voix doucement ironique de Ron Howard, également producteur de la série, qui se prête sur les 4 saisons à une narration qui apporte beaucoup à l'humour et au rythme de la série.

Synopsis : Suite à de nombreuses malversations, le patriarche de la riche famille Bluth se retrouve emprisonné. Michael, le second fils et le seul ayant une once de raison, va tout faire pour remettre les affaires de sa famille à flot. Flanqué d'une sœur jumelle égocentrique et de son mari ancien psychiatre néo-comédien raté, d'une mère sans foi ni loi et alcoolique dès le petit-déjeuné, d'un grand frère magicien immature, d'un petit frère pas dégourdi pour un sous et d'une voiture-escalier, il va tenter envers et surtout malgré toute sa famille de laver la réputation de la Bluth Cie.

La série repose sur des blagues à répétition. Je ne peux donc que vous encourager à revoir les épisodes et, est-il utile de le préciser, de la regarder en V.O...
 

samedi 17 août 2013

Pourquoi Sur écoute (The Wire) est l'une des meilleures séries du monde

Synopsis : Dans la ville de Baltimore, le parcours d'une cellule de la police constituée de membres de la brigade criminelle et d'agents des stups chargés de lutter contre le crime organisé.

Chaque saison de la série (The Wire en version originale) se focalise sur une facette différente de la ville de Baltimore : le trafic de drogue, le milieu frauduleux des docks, la bureaucratie et les méandres du pouvoir, le système scolaire et dans l'ultime saison, la presse écrite.




Tout a déjà été dit sur The Wire : pour lire qu'il s'agit de la meilleur série du monde, par ici,
qu'elle fait l'unanimité, par, qu'elle pourrait changer le monde, allez voir ici.

Le tout est interprété avec la grande classe qui sied à l'anglais Dominic West, que l'on peut revoir dans la très bonne série The Hour (à des kilomètres du flic insubordonné McNulty), l'autre anglais Idriss Elba (Luther) et le flamboyant Michael K. Williams dans le rôle d'Omar, l'un des personnages les plus fascinant de l'histoire des séries.
A cet immense concert d'éloges (amplement mérités) je pourrais ajouter qu'elle est construite sur la durée. Ne vous arrêtez pas aux premiers épisodes, c'est une série qu'il faut prendre le temps de comprendre pour mieux en savourer le travail minutieux des scénaristes. On est loin des séries policières de genre, peu de courses poursuites, pas de policier héroïque. Petit à petit, au fil des saisons, un puzzle prend forme, celui de la description de la vie sociale, économique, politique d'une ville d'Amérique rongée par la violence. Sans manichéisme ni jugement, oserai-je déclarer que The Wire est à la ville de Baltimore des années 2000, ce que Guerre et Paix est à la campagne de Russie ?

mercredi 19 juin 2013

Cet été, faites les détectives.

Pauline détective

Synopsis : Plaquée par son petit ami, Pauline se laisse entraîner par sa sœur dans un palace de la riviera italienne. Au lieu de savourer les joies du farniente, cette journaliste pour revue d'enquêtes criminelles se persuade qu’un crime a été commis dans l’hôtel et s’improvise détective, embarquant dans ses investigations un séduisant maître-nageur…


Pauline détective, c'est avant tout une ambiance, celle des palaces, de la riviera italienne, du glamour. C'est aussi un parti pris intéressant, celui de choisir des dialogues (superbement écrits) loin du langage courant habituellement employés dans ce genre de films. Ce choix assez dangereux se révèle excellent quand on a en face une Sandrine Kiberlain au sommet de sa forme, dans un registre comique dans lequel elle excelle et qui rend le personnage de Pauline aussi agaçant qu'attachant.
Voilà en gros ce qui caractérise la réussite de cette comédie française : de bons acteurs (avec aussi Audrey Lamy et Claudio Santamaria) bien dirigés, des personnages travaillés et crédibles et une ambiance qui nous donne envie d'aller s'assurer qu'ailleurs, l'herbe est plus verte.

samedi 15 juin 2013

Story of film : une histoire du cinéma

Synopsis : Un documentaire exceptionnel divisé en 15 parties retraçant l'intégralité de l'histoire du cinéma : de l'entrée en gare de la Ciotat à Inception. 15 heures de programmes, ponctuées de milliers d'extraits de film, de toutes les périodes et de tous les coins du monde (désolée, bande-annonce en anglais uniquement)


Mark Cousins, réalisateur irlandais, a eu l'idée assez effrayante, en retraçant l'histoire du cinéma, d'en analyser les évolutions, qu'elles soient techniques ou idéologiques. Pour ce faire, il interview des dizaines de réalisateurs, de Gus Van Sant à Lars Von Trier et les amène à s'exprimer à la fois sur leur travail et sur celui des grandes figures disparues du cinéma.
Le prodige de Cousins est de réussir, à travers 15 heures de film, à nous apprendre plein de choses intéressantes sur le cinéma sans jamais être plombant, même lorsqu'il s'agit de technique, bien au contraire : c'est dans ces moments-là que, comme par magie, il nous fait pénétrer dans l'esprit d'un réalisateur du début du XXème, faisant la découverte du montage.

Un documentaire à mettre entre toutes les mains, des cinéphiles aspirants réalisateurs aux simples amoureux du 7ème art. Et bien entendu, bientôt à la médiathèque. Sinon je vous en parlerais pas...

mercredi 20 mars 2013

Et maintenant on va où ?

Et maintenant on va où ? C'est la phrase qui clotûre le film et qui résume à elle seule l'ensemble. Le film se déroule dans un petit village perdu, où la télévision est encore un objet rare et partagé par tout le village. On y coule des jours paisibles, les chrétiens et les musulmans se considèrent comme une seule et même famille. Mais voilà, comme le village n'est pas une île, celui-ci est rattrapé par l'intolérance extérieure et fatalement les chrétiens s'opposent aux musulmans et vice-versa. Pourtant, les femmes du village ne s'avouent pas vaincues et elles tentent par tous les moyens de ramener la paix et d'apaiser les colères des hommes. Ces femmes sont tantôt pleines d'émotions, tantôt drôles, décalées ou courageuses. Un vrai hymne à la femme dans toutes ces nuances. Par la réalisatrice du magnifique Caramel, Nadine Labaki.
Le DVD est à la médiathèque et est évidemment à prendre!
Voici la bande annonce :